"Algérie ton souvenir est comme un livre bien-aimé, qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé. Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hante d' un rêve nostalgique, où l'âme se tourmente."

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"C'est le silence qui, sur la terre, a la plus belle voix pour nous parler"Un peu, beaucoup, passionnément  la joie s'empare de tout !

Musique Algéroise



la musique algéroise est faite d'une grande diversité de styles et de répertoires, la musique arabo-andalouse ou plus récement le Raï venu d'Oran, mais c'est la musique Chaâbi qui se taille la part du lion dans les cœurs des algérois.

La mandoline


Le Chaâbi


Chaâbi siginfie « populaire » en arabe,c'est le genre musical le plus « populaire » d'Alger, il dérive de la musique classique arabo-andalouse.
plusieurs pays arabo-musulmans possèdent leur propre musique Chaâbi, comme le Maroc dont la musique Chaâbi est trés proche du Caâbi algérois.
Ce genre musical est né au début du XXeme siècle dans la Casbah d'Alger, les précurseurs du Chaâbi ont pour noms Cheikh NADOR qui lancera plus tard Cheikh M'hammed EL-ANKA qui lui même lancera d'autres artistes.
Les chants Chaâbi, portés par l'argot algérois ou berbère se nourrissent de poésies anciennes dédiées ppour la plus part au prophète de l'Islam Mohammad qu'on appelle Madih dini, ou de textes d'atualités avec toujours en toile de fond le patrimoine, la religion, la nostalgie du pays ou d'une époque révolue, il est souvent comparé au Blues.


Les instruments du Chaâbi


La musique Chaâbi utilisent différents instruments orientaux comme le quanoun ou bien occidentaux comme le piano dans certains cas ou encore le banjo.

 


Voici les instruments les plus courants dans un orchestre Chaâbi.


La derbouka:

derbouka

Quanoun:

quanoun

Mandole:

mandole

Oud:

oud

Ney:

ney

Banjo:bB

banjo

Mes liens de musiques

http://www.imeem.com/people/YIFGDan/music/

Le chaâbi, le blues algérois

Ce genre musical né dans la casbah, qui mêle instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus d'Occident. Le chaâbi naît au début du XXe siècle au coeur de la casbah, à Alger. Chaâbi veut dire « populaire » en arabe. Ce genre national constitue le versant rugueux de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale.

Les premiers musiciens de chaâbi sont des gens des campagnes venus peupler les villes. Beaucoup sont kabyles. Les maîtres de cet art relativement récent ont pour nom Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Ankara et aussi Cheikh Hasnaoui (qui vient de mourir à l'île de la Réunion).

Après la vague d'immigration des Maghrébins, venus en France pour trouver du travail, le chaâbi gagne Paris via Marseille. Il se chante et se joue dans les bistrots des banlieues industrielles. Dahmane El Harrachi (1925-1980) - dont le fils Kamel (vingt-huit ans) est le ténor incontesté des années cinquante quand le chaâbi s'adresse en priorité aux Algériens loin de chez eux. Dahmane El Harrachi chante l'exil intérieur et l'exil extérieur, les difficultés de la vie quotidienne loin de la mère patrie, les tourments de l'amour, la nostalgie du bled.

El Harrachi, qui a quitté Alger pour s'installer en France en 1949, meurt dans un accident de la route. Le chaâbi, sans disparaître tout à fait, marque le pas. Dans les cafés de la ceinture parisienne, il résiste cependant et les amateurs prennent l'habitude de se retrouver le samedi soir à Montreuil.

L'explosion du raï lui porte ombrage, mais depuis quelques années, de jeunes gens reprennent le flambeau. Kamel El Harrachi, par exemple, est de ceux-là. Il est joueur de mandole. Né à Alger après l'indépendance, il réside en France depuis six ans.

Le chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus du classique occidental. On y trouve le derbouk (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et bizarrement le banjo, sans oublier le piano. Alger est réputée pour ses pianistes et ses accordéonistes.

Les joueurs de chaâbi utilisent toujours leur violon à la verticale comme ils maniaient, jadis, le gimbri qui n'a plus court. Quant au mandole, il a remplacé l'oud, le luth moyen-oriental. Il n'est pas rare d'entendre aussi le piano à bretelles. En revanche, aucun instrument électrique n'est admis, hormis parfois le clavier (pour les quarts de ton), à l'inverse du raï, né à Oran.

Les chants du chaâbi, portés par l'idiome algérois ou berbère, se nourrissent de poésie ancienne mais aussi de textes originaux fiévreusement actuels. Avec, toujours en toile de fond, l'écho du patrimoine, la plainte ancestrale, le pays qui vous manque. Selon le musicien et joueur d'ukulélé Cyril Lefebvre, « les gens attaquent fort, s'expriment violemment, ce qui rapproche à certains égards le chaâbi du blues ». Le chaâbi va, à coup sûr, casser la baraque !

Résumé de l'article de l'Humanité par Muriel Steinmetz

 

 

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Commentaire (1)

1. algeriienne Le 22/05/2009 à 16:27

SmileySmileysiisiiii
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Dernière mise à jour de cette page le 23/11/2009
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