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* Mon Algérie l'Algérie est un grand pays On peut y faire des connaissances Le partage c'est toujours fait On s'y sent toujours bien Des touristes par milliers
L'ALGERIENNE (Hymne) Paroles et musique de Gaston ArexAlgérie, ô pays de rêve III
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pour mon pays algérie
Il suffit d'une simple image
Pour réveiller tout un passé,
Pour refaire le long voyage
Au pays des fleurs d'oranger.
Le vent dans les roseaux sauvages
Siffle les mêmes mélodies
J'avance dans les paysages,
Les grands décors où j'aurai aimer grandir
du Parfums d'Orient au Soleil couchant
ca me marque...
Mais ça reste encore toujours aussi présent
Et quand les souvenirs reviennent,
J'ai du mal à masquer ma peine....
C'est un grand morceau de ma vie
Qui est resté dans ce pays,
Et chaque fois qu'il ressurgit
Dans mes yeux méditerranées
Il y a des larmes sucrées-salées...
Sur les trottoirs de l'innocence
On jouait au noyau d'abricot,
On n'faisait pas de différence,
On partageait la même enfance...
Il n'y avait pas de frontière :
La Croix, l'Etoile et le Croissant
Brillaient d'une même lumière
Dans le coeur de tous les enfants.
Et quand les souvenirs m'emportent,
Je repars vers toi...
Mon pays qui ne me césse de me sourire..
Il m'arrive de les rencontrer.
Dans mes yeux méditerranées...
Pour toi mon Pays que j'aime....
[Edité : auteur : houria

On nous appelle "Pieds Noirs "
On nous appelle "Pieds Noirs" et ces deux mots jetés
Péjorativement, souvent comme une insulte,
sont devenus pour nous bien plus qu'un sobriquet.
On nous appelle "Pieds Noirs" avec cette nuance
De dédain, de mépris attachée à ces mots
Qui pour nous, ont un sens de plus grande importance
On nous appelle "Pieds Noirs", nous acceptons l'injure,
Et ces mots dédaigneux sont comme un ralliement
Comme un drapeau nouveau, comme un emblème pur
On nous appelle "Pieds Noirs", il y a sur nos visages
Le regret nostalgique des horizons perdus,
Et dans nos yeux noyés, d'éblouissants mirages.
On nous appelle "Pieds Noirs" il y a dans nos mémoires
Le souvenir joyeux des belles heures d'autrefois,
De la douceur de vivre, et des grands jours de gloire.
On nous appelle "Pieds Noirs", ami, te souviens-tu
De nos champs d'orangers, de nos coteaux de vigne,
Et de nos palmeraies, longues à perte de vue ?
On nous appelle "Pieds Noirs", mon frère, te souvient-il
Du bruyant Bab-el-Oued, d'El Biar sur sa colline,
Des plages d'Oranie, du glas d'Orléansville ?
On nous appelle "Pieds Noirs", là-bas dans nos villages,
Qu'une croix au sommet d'un clocher dominait,
Il y a un monument dédié au grand courage.
Les nommait-on "Pieds Noirs" les morts des deux carnages
De 14 et 39, les martyrs, les héros
Qui les honorera maintenant tous ces braves ?
On nous appelle "Pieds Noirs", mais ceux qui sont restés,
Ceux de nos cimetières perdus de solitude,
Qui fleurira leurs tombes, leurs tombes abandonnées ?
On nous appelle "Pieds Noirs" nous avions deux patries,
Harmonieusement si mêlées dans nos coeurs,
Que nous disions "ma France", en pensant "Algérie"
On nous appelle "Pieds Noirs" mais nous sommes fiers de l'être
Qui donc en rougirait ? Nous ne nous renions pas
Et nous le crions fort, pour bien nous reconnaître
On nous appelle "Pieds Noirs", nous nous vantons de l'être
Car nous sommes héritiers d'un peuple généreux
Dont l'idéal humain venait des grands ancêtres
On nous appelle "Pieds Noirs" qu'importe l'étiquette
Qu'on nous a apposée sur nos fronts d'exilés,
Nous n'avons pas de honte, et nous levons la tête.
Ô mes amis "Pieds Noirs" ne pleurez plus la terre
Et le sol tant chéris qui vous ont rejetés,
Laissez les vains regrets et les larmes amères
CE PAYS N'A PLUS D'ÂME, VOUS L'AVEZ EMPORTEE.
Décembre 1962 Camille Bender
LE BLEU : représente notre Méditerranée. LE BLANC : représente nos villes blanches d'Algérie LE NOIR : La douleur de l'exil. Les 3 armoiries : Sur le bleu celles d'ORAN Sur le blanc celles d'ALGER Sur le noir Celles de CONSTANTINE.


Une chanson de Liane Foly
DERACINEE
Entre deux soleils, entre deux continents,
Glissait sous le ciel, un grand bateau tout blanc.
Pendant que ma mère pleurait.
Dans son ventre moi j'attendais de naître pour l'hiver, enfin peut-être.
Mon passé, je ne le connais pas.
D'où je viens où je vais, je ne le sais pas.
Dans mon cœur résonne encore cette terre, ce " parler fort ".
Comme unique héritage.
Déracinée, sans un décor sans un repère,
Je suis déracinée entre les non-dits, les mystères.
Depuis que je suis née, une petite voix étrange venue d'ailleurs
Cadeau des anges me parle d'Alger.
Et l'histoire a balayé tous les remords.
Il a fallu être de plus en plus fort.
Reconstruire sur la poussière un avenir sans colère
Nous demander d'être grand, ça prend du temps.
Déracinée, sans un décor sans un repère,
Je suis déracinée entre les non-dits, les mystères.
Depuis que je suis née, une petite voix étrange venue d'ailleurs
Cadeau des anges me parle d'Alger.
Déracinée, une inconnue, une étrangère,
Je vis déracinée, comme exilée de l'univers depuis que je suis née.
Des mensonges que l'on occulte et font de nous de faux adultes.
Apprendre à s'aimer.
Continuer de croire en l'homme grâce ou à cause en somme.
De ses blessures et par ses déchirures on n'est...
Déracinée, sans un décor sans un repère,
Je suis déracinée entre les non-dits, les mystères.
Depuis que je suis née, une petite voix étrange venue d'ailleurs
Cadeau des anges me parle d'Alger.
Je suis déracinée.


LE DERNIER D'ENTRE NOUS Quand le dernier d’entre-nous partira, les mémoires partisanes se souviendront uniquement de ce qu’elles jugeront nécessaire aux thèses qu’elles soutiennent, aux arguments qu’elles défendent, auxsentiments qu’elles affichent. Nous serons utilisés comme des ombres indispensables au trompe-l’œil des décors dans lesquels nos vies passées, nos espoirs, nos réussites et nos erreurs seront mis en scène. On nous attribuera un rôle sympathique ou détestable suivant le personnage qu’on voudra bien nous faire jouer.
Quand le dernier d’entre-nous partira, plus aucune voix ne portera notre sentiment de vérité sur notre vie en ce bout de terre d’Afrique où la volonté du destin conduisit nos aïeux. Le chemin sera fait. Notre malheur engendré par de fracassantes et hypocrites déclarations se figera à jamais dans notre silence.
Quand le dernier d’entre nous partira, ceux auprès de qui nous avons trouvé écoute, aide et compassion et qui allèrent jusqu’au sacrifice suprême, verront aussi pâlir puis disparaître le souvenir de leur fraternel et extrême engagement. Ce sera pour eux une injuste seconde mort.
Quand le dernier d’entre nous partira, ceux pour qui nous incarnions le malheur qui les frappe seront surpris de constater que celui-ci ne disparaît pas avec nous. Si leur courage les autorise à regarder le malheur en face, ils constateront que son visage n’offre pas la moindre ressemblance avec les nôtres.
Quand le dernier d’entre-nous partira, le soleil marquera le zénith comme à son habitude. Les vagues n’arrêteront pas un seul instant de caresser le sable de la plage. Le Siroco s’obstinera à porter la chaude haleine du sud. Cela n’empêchera même pas la chute d’une aiguille de pin dans notre forêt méditerranéenne. Nous ne nous en offusquerons pas. Nous n’avons pas l’outrecuidance de penser que nous intéressons les Dieux.
Quand le dernier d’entre nous rejoindra que ce soit dans la glaciale obscurité du néant ou dans l’éblouissante et chaude clarté d’un paradis, nous lui ménagerons une place dans notre grand cercle afin qu’en rassemblant tous nos souvenirs, nous puissions continuer encore et encore à vivre et à faire vivre notre Algérie.

La Babouche et le pied-noir
Il était un petit pied noir
Qui logeait dans une babouche
Tous deux faisaient plaisir à voir
Marchant du matin jusqu'au soir
La babouche autour du pied noir
Et le pied noir dans la babouche.
La babouche un jour dit : "Pourquoi
Traîner ce pied noir avec moi?
Marcher ensemble, quel calvaire
Il est lourd, moi je suis légère
S'il voulait libérer les lieux
Seule, je marcherais bien mieux !"
Dès lors, la babouche travaille
Pour blesser le pied, le tenaille,
Le comprime, et fait tant d'efforts
Que le pied noir ayant un cor
Et prenant brusquement la mouche
Se retire de la babouche.
Le pied noir, lui s'est replié
Bien sûr dans ses petits souliers
Mais il a poursuivi sa route
Et la plus étonnée sans doute
fut la babouche qui n'a pas compris, mais vu
Que sans petit pied noir, elle ne marche plus.

Nostalgie Alger
Que sont-ils devenus tous mes vieux souvenirs
De cette ville blanche où dorment nos martyrs ?
Où sont-ils donc passés tous mes amis d'antan
Qui hantent tous mes rêves depuis plus de trente ans ?
J'ai voulu oublier, avoir une nouvelle vie
Mais malgré tout ce temps, le passé resurgit !
Je sens les capucines qui recouvraient la terre,
Les arômes du jardin que cultivait ma mère,
Tous ces doigts de sorcière que nous cassions en deux
Pour écrire sur la pierre la règle de nos jeux
Quand nous nous déguisions en tenue léopard
Pour faire comme les paras qui gardaient nos remparts.
Les maisons étaient blanches avec des toits terrasses
Où les filles rêvaient d'embrasser les bidasses,
Leurs murs étaient couverts par des bougainvilliers,
Elles regardaient la mer du haut de leurs piliers
Et gardaient leur fraîcheur à l'abri des volets.
C'est là que je suis né, sur les hauteurs d'Alger.
Sous les pins parasols, dans le bois de Boulogne,
Tapis dans les bosquets, nous faisions les guignols,
Sur la place d'Hydra, face au commissariat,
En patins à roulettes, jouions les fiers à bras,
Et au fond du ravin de la femme sauvage
Explorions les galeries, sans armes ni bagages.
C'était avant les bombes et les assassinats,
Mahmoud, Farid, Youssef et aussi Mustapha
Etaient les compagnons de toutes nos cabrioles
Et montaient avec nous sur les mêmes carrioles,
Faites de vieilles planches et de roulements à billes,
Pour descendre les rues et épater les filles.
Sous les eucalyptus, nous tirions au taouel
Des oiseaux qui n'avaient rien mérité de tel.
Le dimanche, nous allions à la plage du Chenoua
Où sur le sable fin dont rêvent toujours les rois
Nous faisions des châteaux entourés de fossés
Que l'eau venait baigner, tendrement enlacer.
A l'ombre d'une toile tendue sur des piquets,
La famille assemblée aimait pique-niquer
Et avec les voisins partager l'anisette,
De tous les plats pieds-noirs échanger les recettes.
Nous dégustions des prunes, abricots et raisins
Dont depuis je recherche partout le goût en vain.
Les voici qui remontent tous les vieux souvenirs
De cette ville blanche, qui vit tant de sourires,
Et où tous mes amis n'étaient que des enfants
Qui hantent tous mes rêves depuis plus de trente ans.
Impossible d'oublier, d'effacer toutes ces vies
Car quel que soit le temps, le bonheur resurgit.
C'est au Clos Salembier que j'appris à nager
Piscine de la Croix Rouge, sur les hauteurs d'Alger.
Dans le petit bassin plongeait un toboggan
Qui faisait le bonheur des petits et des grands,
Autour du grand bassin, s'élevaient des gradins,
Avec la majesté d'un théâtre romain,
Surmontés d'une pelouse où nous nous étalions
Pour compter les capsules que nous collectionnions.
Je me souviens aussi du club de Badjarah,
Des longues parties de boules chez les cousins de Rouiba,
De la grande paella des plages d'Aïn-taya
Des premiers pas en ski sur les pentes de Chréa
Du goût rare des brochettes mangées à Fort de l'eau
Et du jardin d'Essai où j'allais au zoo.
C'était avant les bombes et tous les attentats
Quand nous pouvions encore, merci à Zoubida
Manger le bon couscous et les tendres gâteaux
Qu'elle avait préparés penchée sur nos fourneaux.
On trouvait nos bonbons échoppe du Mozabit
Où les tiges de réglisse étaient bien trop petites,
Mais dans les coquillages emplis de caramel
Nous pouvions découvrir le goût de l'éternel.
A l'heure du casse-croûte, on mangeait des cocas
Et après le lycée, j'achetais des zélabias
Dont je me régalais en attendant le bus
Pourléchant tous mes doigts pour en déguster plus.
Impossible de lutter contre ces souvenirs,
Ils sont beaucoup trop beaux pour se laisser mourir,
Et même s'il me faut passer encore trente ans
Loin de cette ville blanche où je fus un enfant,
Avant de disparaître ou d'être trop âgé,
J'aimerais y retourner, sur les hauteurs d'Alger

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* Mon Algérie l'Algérie est un grand pays On peut y faire des connaissances Le partage c'est toujours fait On s'y sent toujours bien Des touristes par milliers
L'ALGERIENNE (Hymne) Paroles et musique de Gaston ArexAlgérie, ô pays de rêve III
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1. MALATIA Christian Le 09/07/2009 à 16:06
2. VIDAL ALARCON SABINE Le 05/09/2009 à 11:31
3. feriel Le 17/11/2009 à 13:11