






Journal d'Alger El_lakta.

Qui n'a pas un jour de son enfance entendu les quartiers d'Alger et des grandes villes algériennes souvent résonner sous les crotales (qarqabou) de Baba Salem, sous des atours bigarrés surchargés de couleurs et de rythmes ? Selon le bon vouloir de chacun, la pièce était lancée du haut d'un balcon en offrande, le rire et la bonne humeur tout le temps assurés

Les deux dames qui paraissent dans cette image sont de nationalité Française. Elles sont venues en Algérie dans le cadre d'une délégation de pieds noirs pour visiter Bab El Oued où elles ont passé leur enfance. Elles étaient toutes ravies jusqu'au point de danser au rythme du tambour de Baba Salem. v


Alger 2009..A travers les rubriques du site et dans mes messages précédents je crois avoir mis toutes mes impressions de mon dernier voyage à Alger.
C'est mon troisième pèlerinage à Alger et j'ai l'impression que quelque chose m'attire encore plus pour y revenir encore, la preuve j'envisage d'y retourner le printemps prochain.
J'adore me balader dans les rue de Bab-el-Oued qui m'a vue naître et où je me suis tant amusée étant jeune, tous mes souvenirs sont là, ce voyage m'a permis de revoir mes amies, de rigoler et de me promener avec elles. Tu vois à aucun moment je n'ai eu cette appréhension que certains de mes compatriotes ont avant de venir à Alger bien au contraire, nous étions deux femmes Christiane et moi et bien souvent il nous est arrivé de nous promener seules sans nous soucier de quoi que ce soit.
La chaleur humaine de l'Algérie reste incomparable, les Algériens sont très hospitaliers et généreux comme je les ai connu durant ma jeunesse.
Je me suis recueillie sur la tombe de mon frère au cimetière de Saint-Eugène au moins 3 ou 4 fois et quelle sérénité dans ce cimetière !!!
Je suis montée à notre Dame d'Afrique sur le téléphérique avec mes amis, cette vue imprenable sur Bab el Oued et sur le Stade de Saint Eugène !!!!
Les travaux de rénovation de N.D.D'Afrique vont bon train, et beaucoup d'Algériens vont la visiter.
Ce voyage s'est tellement passé trop vite que j'ai l'impression de rêver, donc j'ai préféré y mettre des photos et des commentaires sur chaque rubrique nouvelle et de là vous comprendrez quelle a été mon impression.
QUE DU BONHEUR, DES FOUS RIRES, DES LARMES DE JOIE, DES BLAGUES ENFIN TOUT CE QUE J'AIME.
Martinez Francette


Michèle Vernet-Tozz

Alger Mai 2006
J'ai décidé de partir en 20 Mai 2006 en Algérie avec notre amie Francette Martinez pour 8 jours. C'est la 5 ème fois que je fais un séjour sur ma terre natale et particulièrement dans cette ville qui m'a vue naître: Alger.
Lorsque l'avion s'est posé à l'aéroport de «Maison Blanche», mon cœur a battu très fort à la pensée de revoir Alger, ses environs et mon quartier de Bab-El-Oued dans les moindres détails comme je l'avais programmé...
Ma première visite a été le cimetière de Saint-Eugène afin de voir la tombe de mes grands-parents paternels. La sépulture est restée à peu près en bon état et seul le temps l'a dégradée.
Ensuite, mon 2ème souhait a été de revoir la Basilique de Notre Dame d'Afrique. J'en rêve depuis mon départ d'Algérie en 1962. J'ai pu constater que cette Basilique a bien affronté les années et depuis son esplanade, j'ai pu découvrir une nouvelle fois Bab-El-Oued dans toute sa splendeur avec la mer en toile de fond.
Mes amis Algériens nous ont emmenées à la carrière Jaubert puis à la Bouzaréah.
Le jour suivant, Francette et moi-même sommes allées de l'hôtel Aletti (devenu hôtel EsSafir) où nous séjournions jusqu'à BEO. Ont défilé: le Square Bresson, l'opéra et le «Tantonville» (riche de souvenirs), la rue Bab Azzoun, la Place du Gouvernement, la rue BEO, le lycée Bugeaud, le Square Guillemin, Nelson, l'avenue de la Marne , l'avenue de la Bouzaréah , le marché de BEO, le quartier des 3 Horloges et toutes les rues perpendiculaires à l'Avenue de la Bouzaréah.
Au marché de BEO, nous avons mangé les délicieux beignets de chez Blanchette en palabrant avec des Algériens de tous les âges: nous parlions du passé avec les anciens et nous plaisantions avec les plus jeunes. Les jeunes marchands poissonniers ont absolument voulu que nous prenions des photos de leurs étalages de poisson tout frais...Ma joie était à son comble: je revoyais souvent dans mes rêves ce marché qui fourmillait autrefois et où ma famille faisait ses courses. Combien de fois m'y suis-je rendue!
Le lendemain, un chauffeur de taxi nous a conduites rue Cardinal Verdier où résidait la famille de mon père, puis rue Réaumur où j'habitais moi-même avec mes parents au numéro 1 tandis que mon arrière grand-mère résidait au numéro 10. Puis nous avons pris les escaliers du Cassis pour aller rue Camille Douls. Que de souvenirs enfouis dans notre mémoire pour Francette et moi. Nous étions fébriles et nous avons eu envie de tout revoir, de tout photographier et surtout de revivre en ces instants privilégiés notre adolescence....
Personnellement, j'essayais d'imaginer ce quartier de BEO comme je l'avais connu autrefois. Comme il est éprouvant de quitter son Pays, son quartier...sa part d'adolescence!!!
Francette a pu rentrer dans son école rue Camille Douls et elle en a été très émue.
Quelle joie, quelle excitation pour moi de revoir «mon» immeuble, rue Réaumur, d'aller dans l'appartement où j'ai vécu tant d'années. Les gens m'y ont laissée entrer et prendre des photos. La chapelle de l'hôpital Maillot était juste en face de mon balcon...Que d'émotions tout de même! Toutes les images défilaient dans ma mémoire et j'ai repensé à la promenade dominicale que je faisais avec les miens à Notre Dame d'Afrique en montant le chemin des Pélerins.
Ensuite, nous avons poursuivi notre séjour avec nos amis Algériens qui nous ont réservé un accueil des plus chaleureux. Nous avons été aussi gâtées par leurs plats culinaires qu'ils nous ont offerts avec une grande générosité.
Ces amis nous ont emmenées aussi dans le quartier de Belcourt (quartier des mes grands-parents maternels). J'y ai découvert un hôtel Sofitel dans la rue d'Amourah où mes grands-parents avaient leur logement. Toute la rue d'Amourah a été rasée....Puis nous sommes allées à Dely-Brahim, La Madrague , Sidi-Ferruch, Fort de l'Eau, El Biar, Baïnem, Bains Romains, la Pointe Pescade , St-Eugène....nous avons redécouvert aussi l'Eden, Padovani, El Kettani, la grande poste , les rues d'Isly et Michelet, la rampe Bugeaud , la rue Colonna d'Ornano, la rue Hoche, le marché Meissonnier, la rue Burdeau (j'allais en classe dans un cours privé rue Burdeau) et le Parc de Galand.
Tous ces endroits jadis familiers ont évoqué mille souvenirs....Un rêve, c'était un rêve...
Le soir, sur le balcon de l'hôtel Es Safir, nous ne cessions d'admirer le panorama qui s'offrait à nos yeux: la mer, l'Amirauté, le boulevard de la République. Tout était plein de lumière. Le spectacle était féerique et nous n'arrivions pas à détacher notre regard de ce magnifique panorama...Nous sommes nées dans une très belle ville pensions-nous!
Nos amis Algériens ont été charmants et l'un d'eux nous a emmenées à la Casbah avec beaucoup de gentillesse et de courtoisie.
J'ai pu personnellement bavarder avec tous nos amis sans exception et ces conversations étaient ouvertes, intéressantes et m'ont procuré une immense paix intérieure. J'ai enfin pu m'exprimer comme je le souhaitais malgré ma nostalgie toujours constante, je vais commencer à faire le deuil de ce pays magnifique que j'aimerai jusqu'à mon dernier souffle....
Je tiens à remercier profondément les familles: Alioua, Charef et Bentifour pour leur accueil chaleureux et réconfortant.
Michèle Vernet-Tozza
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1. Michèle Le 15/04/2009 à 22:56
2. Arezki Le 30/06/2009 à 15:33
3. arezki Le 04/08/2009 à 17:47
4. VISITEUSE PN Le 05/09/2009 à 14:10
5. Francette Le 07/09/2009 à 20:17