



POEME DU BONHEUR
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié,
après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre ...
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint,
quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison,
quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite ...
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie Vie! '
Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier,
un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur.
Le bonheur est le chemin.
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial
pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire,
de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou,
simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été,
l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur
moment que maintenant pour être heureux.
> LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
> Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.
> Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un
> des meilleurs moments de sa vie.
>
> La source de ce poème est inconnue, il apporte de la chance à qui le transmet.
> Ne le garde pas ...
> Donne-le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance.

L'Ame
Parfois, comme dans une maison,
il faut faire le ménage dans l'AME
il faut enlever tout ce qui n'est pas utile
afin de dégager une place importante pour toutes les merveilleuses choses qu'elle désire stocker.
Il faut expulser toutes les émotions dues à la dualité,
mais pas les expulser à l'extérieur.
Il faut les expulser dans le "brûloir".
Dans un petit coin de l'âme se trouve un endroit qui a la propriété de consumer dans l'Amour Universel
tout ce qu'elle a emmagasiné de trop lourd,
de négatif.
Sur ses belles paroles je vous souhaite tous et toutes une belle soirée.

Le Temps
Dans le temps on avait le temps
• De prendre le temps, le temps de grandir.
• Le temps de marcher, le temps de sourire.
• Le temps de prier, le temps de réfléchir.
• Le temps de conter tant de souvenirs.
• Le temps de chanter, le temps de vieillir.
• le temps de s'aimer, le temps de mourir.
A présent
• L'homme tout le temps court après le temps.
• Il n'a plus le temps de perdre son temps et pourtant.
• IL arrive à temps........ Ou la mort l'attend.

Aighon 4/7/72....Les vacances en Grèce;
Un grand merci à Denise pour cette lettre de Madeleine dont elle m'a fait parvenir une copie.
Attention, c'est de l'humour et de l'autodérision. Madeleine, secrétaire de direction bilingue n'écrivait pas comme cela d'habitude...
Posté par Caillou Aighon.
La purée va, si j'aurais su, jamais je viens dans ce pays pourri !
Le prochain qui vient me le dire, à moi, qu'ici le Paradis c'est pas mieux, la fugur comme une carabasse je lui fais, les dents de devant je lui casse, et son oeil tout bleu y vient quand même il était marron.Toujours je m'ai demandé pourquoi quant y se tiennent la rabia, y'en a qui disent : "Vas te fair ouar par les Grecs": Méteunant, ça yé, j'ai compris. Celui-la que tu peux pas t'le ouar en peintur, c'est pas difficile, tu t'lenvois ici. D'un seul coup, pas deux, tia plus besoin te venger...Tou, y'a rien a fair, j'peux pas t'raconter. Ac' la rage que je me tiens, y'en aurait pour 25 pages et, en plus, tu les lirais pas, mais le jour de l'arrivée je te donne l'aperçu, et que le cul y me tombe si ça que je dis c'est pas vrai !
Ce jour-là c'était le mieux de tous : Attends, tu vas ouar ! Quatr'heures après que je me décarcasse dans l'escalier St. Sauveur, ouala, je croyais monter dans l'avion d'Orly. manc de po, c'été pas l'avion (a ouar pourquoi, celui-là y marché pas, ou peut'êtr y faisé la grève) mais l'autobus, et voila qui tourn' , y retourn', et y repart le Bourget, sans même qui nous dit pourquoi (tot' l'mond' y s'tenait une rage !). la, peut' èt' tu crois que c'est fini. Vas, vas, vas de la ! Qui c'est qui trouv' l'avion méteunan ? Tourn' et tourn' dans l'autobus. au bout d'une heure, on trouv' une casserole pourrie (moins cinq je retourn' à la maison au lieu de monter dedans), qui veut bien nous prend' quand même, et ouala comman, au lieu d'arriver Araxos vers 14H30, (ou va saouar quoi, la mort de ses os !) on arrive Athènes a 6h1/2 du soir.
Le bain, je me dis, y'a rien a faire, c'est foutu, mais Denise, la pauv, elle sera contente a saouar que j'ai vu la Cropol, et pis, comme ça, je mourrai pas idiote! Seulment ouala, c'été l'heure de l'anisette ("l'Ouzo" qui s'appelle ici) et les Grecs y z'aiment pas se presser. Alors on nous enferm encor une fois l'autobus, a transpirer, sans bouger, sans boir, sans...rien, dans nos beaux habits du Dimanche. On était moitié sfixiés quand le chauffeur plein d'Ouzo glacé (la vache) y s'est décidé à met' le moteur en marche.Le soleil, bien sûr, y'en avait plus et la Cropol, moins cinq, dans le noir, je me la confonds ac' la pissotière municipale. Enfin j'l'avais vue, c'été l'essentiel ! Mais le Pirée, les gros bateaux, tout ça, queue d'Al ! C'été noir comme dans l'derrière d'un nègre (c'est mon père, qu'il est raciste, y dit ça quand fé nuit, et quand il a faim y dit : "un juif bouilli je m'le mange").
La route (150 Kms) c'été rien que des trous et des bosses, et dessus y avé queue des camions et des autobus, avec des phares que les yeux y t'arrachent, et des klaxons que les oreilles elles te tombent. Les chauffeurs poids lourds, ici en Grèce, qui z'ont les nerfs tendus pareils que des nouilles trop cuites, y z'ont inventé un jeu qu'il est rigolo comme tout. Y z'arrivent tout doucement sur le derrière de celui quié devant, et pis y se mett' a hurler jusqu'a c'que l'aut' y court se jeter dans la mer ou presque. Après y passent à côté, et malheur çuila qui sort seulement la moitié du petit doigt pass'que le doigt entier (A de bon !) y passe pas...Après, celui-là qu'il est derrière, la rage qui se tient, y veut passer par devant. Alors c'est nous aut' qu'on va sur le bord du précipiss et comme il est tout cabossé, tu sais pas si c'est les Klaxons ou les gens qui crient le plus...Tu ouas, si serait intelligent (mais ça, c'est pas sûr) le Bon Dieu, c'est pareil que ça qui ferait l'entrée de l'enfer.
Au lieu d'enfer (j'auré du me méfiert) aussi qu'on arrive a peu près minuit ? dans leur soi disant "Paradis. La "chiffe du village" (qu'il est dynamic comme un ballon qui s'dégonfle, avec la voix pareille les tapettes, et le poil gris dessus l'oreille -ça les minettes elles raffolent-) y nous fait le discours tout et tout, mais, mais comme y se pense qu'on a bien mangé dans l'avion (a part la fourchette et le couteau en plastique, un os de poulet moisi et une vache qui rit toute molle, on se l'était bien sauté) y nous file juste une vielle soupe qui traine et barka c'est tout. Les valises, a saouar ouelles sont, qui c'est çuila qui les trouve ? Alors, tant pir, on se prend les couvertures, et nous ouala "dans la forêt profonde" (un jour j'été a l'Opéra, j'ai entendu ça. Depuis toujours j'm'rappelle) derrière un blond qu'il est beau comme Jésus (G.O. qui s'l'appellent) à chercher nos cases avec une lampe électrique. Lui, bien sûr les cases y sait pas ouelles sont (a part les filles, queue d'Al, y connaît rien du tout), nous encore moins. Alors on met encore une heure a trouver. Partout c'est plein de racines. On tombe dessur, les couvertures avec et t'iauré un peu rigolé me ouar tout' seule a devant ma case. Les aut' y s'étaient tous partis, la lampe électrique aussi. Alors moi, tourn et tourn, pas moyen que je trouv' la porte. D'un peu je me couche devant. A la fin je trouve. Je rentre, je tâte partout. Dessus un lit, y'a quelque chose de mou. De peur je touche pas trop. Dessur l'aut' y'a rien du tout. Alors je més les draps tout mouillés, pass' qui sont tombés dans la terre, et je commence a fermer un oeil. Just' quand je vé fermer l'aut', Seigneur mon Dieu quies quiarrive ? Ouala pas mon lit qui commence sauter partout ?Djing et djang, a gauche, a droite, en avant, en arrière, et la case elle tremble tous les côtés a la fois. Comme j'avais pas trouvé la targette et que la porte je m'l'étais coincé avec un balai trouvé dans un coin, je me pense : c'est la voisine. Elle peut pas rentrer alors elle est pas contente. Alors je lui crie : "Entrez" mais personne y me répond, personne y rentre. Alors là, tout de bon, je commence a m'attraper la trouille... Pis comme y'a plus rien qui bouge, et que, même couchée, je tiens plus debout, je ferme un oeil, pis les deux jusqu'a 5 heures du matin.
Toi peut' èt' (que tié pas trop bête) t'iauré pensé tout de suite le tremblement d'terre. Moi, queue d'Al, je me pense un ivrogne, un fou, un farceur, mais comment qu'il est dessous, dedans et dehors de la case en même temps, alors ça je comprenais rien, ou alors y z'été plusieurs.C'est le lendemain que j'ai commencé à ouar clair : j'été sur une pierrequ'elle été plus grande qu'une armoire. Ouala que ça rocommance. La pierre, tranquille comme un grec, elle se balance, elle glisse en avant, pis en arrière. C'est comme elle danserait le sirtaki sur du savon mou. Alors Jeannot, la "chiffe" du village y nous espliqué que c'est "rien du tout"; tout ça c'est "normal" parce qu'on est assis juste au-dessus de la chaîne qu'un jour ou l'aut elle doit sauter de partout. Alors y'a pas a s'en faire. "Ouet ind scie" comme y dit l'Angliche. La meilleure de cette nuit mémorab, on m'la raconté à tab le lendemain. Un vieux qu'il avé tellement la trouille ouala pas qui sort de sa case pour aller se jeter dans la mer ? Jamais faut faire ça passqu les "rats de marée" y sont pires que tout le reste mais lui il en savait rien. Même, le pov, il avait tellement peur que son pyjama y lavé pas mis. Les dames qu'elles étaient sorties en chemises de nuit (les femmes ça pense a tout) quand elles ont vu le vieux tout nu à côté, vite elles se sont jetées en criant dedans leurs cases, et mêmes elles ont mis le lit devant la porte, la peur qu'elles avaient : mieux le tremblement de terre que le vieux !... Moi j'lai pas vu. Peut êt, le pov, il été pas bien beau, mais quand même je sais pas ? Et toi, qu'esse t'aurais fait ?Ouala, le premier jour c'est fini.
Alors aut j't'fais le résumé :2ème jour y'avait du vent. La mer elle était pleine de vagues et plus froide que les glaçons. Tu connais le lac de Lucerne ? À côté y t'ébouillante...3ème jour y'avait l'orage. Le tonnerre, les éclairs, le vent et la pluie, je croyais qui z'allé tout casser, les arbres, les racines en l'air, les huttes en paille, les chaises longues et tout. 4ème jour manific : la mer comme de l'huile, le ciel bleu marine. Pas un petit bout de nuages, un rêve ma fille ! Vite je cours pour rentrer le maillot d'bains. Mais ouala c'était trop beau : je pouvais pas me baigner. Ac ces émotions, bien sûr, y'a rien d'étonnant, mais le bon Dieu, moins cinq, je m'l'étrangle ! Tu me crois, tu me crois pas, cinq jours je pouvais pas me baigner, cinq jours c'été manific. Et jamais plus ça a rocommencé. Le 10ème qui c'est qui m'réveille ? Le vent qui siffle pareil à la locomotive; la poussière qui vole partout, les arbres qui se couchent par terre, et la mer n'en parlons pas : le petit doigt tu mets la dedans, cinq minutes après, personne y te trouve.11ème jour je monte en bateau. Moins une on chavire.12ème jour je monte en bateau, tous on rentre à moitié morts de froid, ac' l'angine et le rumatiss'.13ème jour pareil. J'en avais marre ! Alors je retourn Athênes ouar la Cropol. La rage que j'avais, peut être ça me l'a fait ouar en travers mais la vérité, c'est comme la Jocond' que le monde y s'évanouit devant : c'est vieux et c'est tout.'T'ia pas besoin de dire aux amis pass' qu'après, tous y rigolent, mais ça qu'je pense c'est que si y'avé pas le snobiss, la publicité, le touriss, et le fric que ça rapporte, la Cropol personne y viendré s'le ouar. Et pis d'abord y s'le sont tellement rafistolé que personne y peut saouar ça quiavé déjà 4000 ans avant Jésus Christ, et ça qui z'on fait dessur y a même pas cent ans. D'accord, la "frisette" en haut le Partainon, c'est joli. Seulement ouala, comme c'est trop haut pour la ouar, mieux tu la regardes à Paris, dessus un livre, avec un bon fauteuil et l'anisette à côté, que tu prends le torticolis sur place. À de bon y'a rien à faire avec moi !...
Et pourtant Delphes y m'a presque "envoutée". (T'ia vu ça quand je veux ?) mais, je crois, c'est à caus' des montagnes autour, et pis toutes ces histoires sur les arb', les sources et tout, qu'elles sont tellement jolies que presque on y croit. Comme le vent, les vagues et la mer glacée, tous les matins c'est pareil, j'ai été deux fois Patras (40Kms) et trois fois Aighiou (15Kms) même que, moins cinq, je me tomb' un policier de la route (impeccab' ma fille !). Manc' de po y parlé que grec et moi j'y comprenais rien. Alors pas moyen qu'on se met d'accord. Dommage !Le village il est bien joli, plein de tout' les fleurs et les arb' que j'aime, mais la plage, ça je l'aime pas : rien que des cailloux gros comme des pastèques, qu'on se tord les pieds dessus. Pour rentrer dans l'eau c'est pire qu'un supplice, et pour en sortir y'a pas moyen, tu peux pas. Y'en a qui z'on appris a nager de force, rien qu'à caus' de ça !
Les gens ici c'est tous des bourgeois : Rien qui z'attendent le soir pour draguer autour du bar, ou se faire tomber le ventre ac' l'orchestre. Tous les soirs y se changent les filles et comme ça y sont contents, et les filles aussi. Tous y z'ont leur quat sous... Le reste du tant, tu les mets sur un bateau, y vienn' tout verts, sur la plage y vienn' tout rouges. À peine 3 ou 4 y savant nager pour de bon. Les aut' y bouff et y baisent, c'est tout. Ouala c'est fini. Si t'ia rigolé tant mieux et si tia pas tout compris je te raconte quand je viens. Tout ça c'été pour te dire "merci" pour ton liv', qui m'a fait bien plaisir, a de même que pour tes lettr'. La bise des dimanches je te fais en attendant te la faire de vive voix. Allez tchaou ! et bons baisers tout l'mond'.
"L'ami d'Alger".

pour mon pays l' algérie
Il suffit d'une simple image
Pour réveiller tout un passé,
Pour refaire le long voyage
Au pays des fleurs d'oranger.
Le vent dans les roseaux sauvages
Siffle les mêmes mélodies
J'avance dans les paysages,
Les grands décors où j'aurai aimer grandir
du Parfums d'Orient au Soleil couchant
ca me marque...
Mais ça reste encore toujours aussi présent
Et quand les souvenirs reviennent,
J'ai du mal à masquer ma peine....
C'est un grand morceau de ma vie
Qui est resté dans ce pays,
Et chaque fois qu'il ressurgit
Dans mes yeux méditerranées
Il y a des larmes sucrées-salées...
Sur les trottoirs de l'innocence
On jouait au noyau d'abricot,
On n'faisait pas de différence,
On partageait la même enfance...
Il n'y avait pas de frontière :
La Croix, l'Etoile et le Croissant
Brillaient d'une même lumière
Dans le coeur de tous les enfants.
Et quand les souvenirs m'emportent,
Je repars vers toi...
Mon pays qui ne me césse de me sourire..
Il m'arrive de les rencontrer.
Dans mes yeux méditerranées...
Pour toi mon Pays que j'aime....
[Edité : auteur : houria


AVOIR ET ÊTRE
Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.
Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.

LES 13 COMMANDEMENTS DE LA VIE
Le plus grand handicap, c'est la peur.
Le plus beau jour, c'est aujourd'hui.
La chose la plus facile, c'est de se tromper.
La plus grande erreur, c'est d'abandonner.
Le plus grand défaut, c'est l'égoïsme.
La plus grande distraction, c'est le travail.
La pire faillite, c'est le découragement.
Les meilleurs professeurs, ce sont les enfants.
Le plus grand besoin, c'est le bon sens.
Le sentiment le plus bas, c'est la jalousie.
Le plus beau présent, c'est le pardon.
La plus grande connaissance, c'est celle de soi.
La plus belle chose au monde, C'EST L'AMOUR.

LE TEMPS QUI RESTE
Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j'y pense mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien
Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...
J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord? (Serge Reggiani)

DALAÏ-LAMA
« En cédant à la haine, nous ne faisons pas nécessairement du tort à notre ennemi, mais nous nuisons à coup sûr à nous-mêmes. Nous perdons notre paix intérieure, nous ne faisons plus rien correctement, nous digérons mal, nous ne dormons plus, nous faisons fuir ceux qui viennent nous voir, nous lançons des regards furieux à ceux qui ont l'audace d'être sur notre passage.
Nous rendons la vie impossible à ceux qui habitent avec nous et nous éloignons même nos amis les plus chers. Et comme ceux qui compatissent avec nous se font de moins en moins nombreux, nous sommes de plus en plus seuls.
A quoi bon ? Même si nous allons jusqu'au bout de notre rage, nous n'éliminerons jamais tous nos ennemis. Connaissez-vous quelqu'un qui y soit parvenu ? Tant que nous hébergeons en nous cet ennemi intérieur qu'est la colère ou la haine, nous aurons beau détruire nos ennemis extérieurs aujourd'hui, d'autres surgiront demain. »

Sources d'inspiration
« Je ne vois pas d'autre issue : que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu'il croit devoir anéantir chez les autres.
Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu'il n'est déjà. »
« Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »
Texte de Etty Hillesum

UN SOURIRE
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel
Personne n'est assez riche pour s'en passer
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires
Il est le signe sensible de l'amitié
Un sourire donne du repos à l'être fatigué
Rend du courage aux plus découragés
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne
Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

L'ACCENT
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre!
Lorsque loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu cet accent invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage.
C'est, pour les malheureux à l'exil obligé,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers.
Avoir l'accent, enfin, c'est chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose.
Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent,
Je veux qu'il soit sonore et clair, retentissant!
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent fièrement sur l'oreille!
Mon accent, il faudrait l'écouter à genoux!
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages!
Ecoutez ! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord.
Mon accent porte en soi d'adorables mélanges
D'effluves d'orangers et de parfums d'oranges,
Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où les treilles splendides
Eclaboussent de bleu les blancheurs des bastides!
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
A toutes mes chansons donne un même refrain.
Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole,
Tous les mots que je dis dansent la Farandole!
De l'accent, de l'accent.....
Mais après tout, en ai-je?
Pourquoi cette faveur, pourquoi ce privilège?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort!
Que vous disiez de nous, du Nord à la Gironde,
«Ces gens-là n'ont pas le parler de tout le monde»
Et que tout dépendant de la façon de voir
Ne pas avoir d'accent, pour nous, c'est en avoir.
Et bien non, je blasphème et je suis las de feindre....
M. ZAMACOÏS (La Fleur Merveilleuse)

Poème écrit par Mère Thérésa
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-là à bras le corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Le temps présent
Ne pleure pas le passé,
Laisse le s’en aller,
Accepte tes souvenirs
Sans les retenir,
Ne regarde pas non plus
Trop vers l’avenir,
Pense que demain
C’est déjà loin,
Qu’hier t’éloigne du présent,
Et le futur de maintenant.
Essaie de vivre le moment,
Et tu verras que chaque instant
Peut être très enrichissant
En profitant du temps présent.

Instants Perdus
Vous êtes loin
Bien trop loin
Et je m'épuise
A vous compter
Ô mes souvenirs !
Chers souvenirs !
Temps passé
Vous êtes loin
Dans mon coeur
Dans ma mémoire
Et dans le temps révolu
Vous êtes loin
Emporté avec les airs
Que l'on fredonne,
Les musiques que l'on réecoute
Une atmosphère que l'on perçoit
Et les parfums qui nous assaillent.
Vous êtes loin
Bien trop loin
Instants vécus que l'on voudrait revivre
Pour en tirer,
Vraiment cette fois,
Tout le bonheur
Que, dans l'instant,
Nous n'imaginions pas
Vraiment connaître.

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1. Nicole Le 16/06/2009 à 11:14
2. PINAZO Le 11/11/2009 à 10:20